Françoise d’Aubigné, dite Madame de Maintenon

Françoise d’Aubigné est née le 24 novembre 1635 à la prison de Niort, où son père Constant d’Aubigné est incarcéré. Après le décès de son mari, le poète Paul Scarron, elle se retrouve veuve à l’âge de 25 ans. Elle rencontre la favorite du Roi Louis XIV, Madame de Montespan, dont elle devient la gouvernante. Françoise d’Aubigné s’occupe ainsi des enfants illégitimes issus de cette liaison. La descendance du Roi devenue légitime, Madame de Montespan intègre Versailles, accompagnée de sa gouvernante.

C’est lorsque le Roi décida de lui offrir la terre de Maintenon que Françoise d’Aubigné devint Madame de Maintenon. Le Roi l’épousa en secret en 1683 au décès de la Reine de France. Madame de Maintenon fonda par la suite une institution à Saint-Cyr ayant pour vocation d’accueillir, d’élever, et d’éduquer les enfants pauvres de la noblesse de province. Elle s’y retire à la fin de sa vie, et y décède en 1719 à l’âge de 83 ans.

 

 

Ernest Pérochon, lauréat du Prix Goncourt

L’écrivain Ernest Pérochon est né le 24 février 1885 à Courlay, commune des Deux-Sèvres. Instituteur de profession, il débute l’écriture de son premier roman, Les Creux de maisons, en 1912. Envoyé sur le front de la Première Guerre mondiale en 1914, il découvre avec effroi ce dont l’Homme est capable. Cette expérience l’inspire pour l’écriture d’un nouveau roman qu’il ne publiera cependant qu’en 1925, Les Gardiennes.

Mais c’est en 1920, lorsqu’il reçoit le Prix Goncourt pour son roman Nêne, que sa carrière d’écrivain s’annonce réellement. Il produit alors de nombreux livres, notamment sur la religion ou sur la guerre. Il décède à Niort le 10 février 1942 où sa mémoire perdure encore grâce à l’association des Amis d’Ernest Pérochon.

 

 

Edmond Proust, figure de la résistance

Edmond Proust est né en 1894 à Chenay dans le département des Deux-Sèvres. À l’origine instituteur dans le milieu rural, il est également chef de la Résistance. En 1934, il fonde la MAIF, la mutuelle d’assurance des instituteurs de France. Dès le début de la « drôle de guerre », en 1939, il fut mobilisé au sein du 32e régiment d’infanterie en tant que capitaine.

Fait prisonnier en 1940 et interné à Nuremberg en Allemagne, il sera finalement libéré en 1941. Il entre à ce moment dans la Résistance et devient chef départemental de l’Armée secrète des Deux-Sèvres en 1943. Il opère à cette époque sous couvert d’un pseudonyme : Chaumette. Devenu chef des Forces françaises de l’intérieur, il contribuera à la libération de Niort en septembre 1944, puis de la zone de La Rochelle, mais aussi à la capitulation allemande. Edmond Proust décédera le 27 novembre 1957.

 

 

Henri-Georges Clouzot, le célèbre cinéaste français

Né dans les Deux-Sèvres à Niort en 1907, Henri-Georges Clouzot est issu d’une famille de libraires. Passionné par les domaines de l’écriture et du cinéma, il collaborera d’abord au montage de scénario de films. C’est lorsqu’il commence à s’impliquer dans l’écriture de scénarios que sa carrière au cinéma bondit. Henri-Georges Clouzot est scénariste et réalisateur de nombreux chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma. Parmi ceux-ci, des films comme Quai des Orfèvres (1947) ou Le Salaire de la peur (1953) ont été récompensés à trois reprises (Grand Prix de Cannes, Lion d’Or et Ours d’Or). Le succès est également au rendez-vous pour ses films Les Diaboliques (1954) ou encore La Prisonnière (1968).

Il meurt subitement le 12 janvier 1977. Henri-Georges Clouzot est toujours à l’honneur dans le pays niortais, où sa mémoire est rappelée régulièrement, notamment au cours du festival Regards Noirs.

 

 

Les Deux-Sèvres, une terre de légendes

Le département des Deux-Sèvres accueille plusieurs légendes bien connues. Parmi celles-ci, on trouve notamment la légende de Gargantua, celle du soldat et du dragon de Niort, ainsi que la légende de Mélusine.

La légende de Gargantua

La légende de Gargantua, ou la naissance du Marais poitevin raconte qu’un géant débordant d’appétit a traversé le pays de plaines en plaines. Assoiffé, le géant avalait des rivières entières. À force d’efforts, épuisé, il s’assit sur le clocher de Notre-Dame de Niort, un pied sur la cathédrale de Luçon, l’autre sur celle de Fontenay-le-Comte. Après avoir tant bu, l’envie fut telle que Gargantua inonda les plaines occidentales de Niort. C’est ainsi que la légende décrit la naissance du Marais poitevin.

La légende du petit soldat et du Dragon de Niort

Cette légende raconte qu’au XVIIe siècle, un redoutable dragon vivait dans les souterrains de Niort. À la recherche d’êtres humains à manger, il terrifiait la ville de jour comme de nuit. Un soldat déserteur, Jacques Allonneau, souhaitant expier ses fautes se rendit devant l’antre du dragon, près de la porte Saint-Jean. Il parvint à blesser mortellement le dragon, et le croyant mort, ôta son casque. Dans un dernier souffle, le dragon lui mordit la tête, et le soldat périt avec lui.

La fée Mélusine

La femme à la queue de serpent est un personnage bien connu des contes et légendes français. Elle œuvre la nuit pour bâtir des châteaux, dont celui de Lusignan sur les terres de son époux. Bâtisseuse de Notre-Dame de Niort, elle fut surprise et arrêta son ouvrage. On attribue ainsi à cette légende la pierre manquante de la flèche de l’église.